Les monuments et leur histoire

Le Prieuré de La Lance

la lance vigL’ancien Prieuré de La Lance est situé au nord de la commune sur un promontoire isolé au milieu des marais, il appartenait à l’ordre de Grandmont.
Cet ordre fondé au XI ème siècle par Etienne de Muret et quelques ermites impose aux moines une vie de prières, de solitude, de refus aux possessions matérielles. Ces monastères au nombre de 150, sont réduit à 39 par le Pape Jean XXII en 1317 (la Lance est alors annexé au Prieuré de Sermaise), et l’ordre est dissout par Le Pape Clément en 1772. Ce Prieuré qui héberge 5 moines, est abandonné par les religieux en 1568, et par décret impérial de 1807, est attribué à l’hospice de Saint Jean d’Angely qui le vend en 1848.
Au milieu des bâtiments de ferme, il ne reste de ce monastère qu’une chapelle et en face, situé au nord un pan de mur incorporé dans une habitation. Ce mur de prés de deux mètres est une partie du réfectoire, il possède cinq fenêtres voûtées très étroites à l’extérieur.
La chapelle, utilisée comme grange et modifiée depuis des siècles, a 26 m de long, 9 m de large et 11 m au pignon. Elle est à nef unique et possède très peu de d’ouvertures, « le portail en arc brisé est bizarrement placé à l’une des extrémités de la façade extérieure ; il comporte trois voussures ornées de profondes moulures, la deuxième repose sur des chapiteaux décorés de volutes que soutenaient des colonnettes aujourd’hui disparues (R.J. BOUTIN). Pour en savoir plus sur cet ordre vous pouvez contacter :

Association Centre Médiéval d’Aquitaine.

8, rue de La Réole – 33800 Bordeaux – Tél. 05 56 50 43 02

Le président en direct : Tél. 06 62 17 34 18
e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour dialoguer avec les sympathisants : http://cmgagrandmont.canalblog.com/

Retrouvez également de très beaux clichés du Prieuré de la Lance.

 

Le Monument aux Morts

vig monument morts

Session du Conseil Municipal de Novembre 1919

Le Conseil Municipal sous la présidence de Mr BONNIN, Maire approuve le devis de Mr SOUTALA, sculpteur à Rochefort pour la fourniture de :

1 - Une plaque commémorative des soldats de Breuil Magné tombés « aux champs d’honneurs » à mettre à la Mairie dans la salle des séances.
2 - Une plaque commémorative au cimetière.

Le devis s’élève à 1.000 francs. Au début de 1922, l’Abbé Anneraud qui s’illustra pendant la Guerre 14-18, créa l’association des Anciens Combattants (la première association du Breuil) pour les communes de : BREUIL MAGNE - LOIRE LES MARAIS - LE VERGEROUX.
Un drapeau fut acheté par souscription, et un très généreux donateur de Loire les Marais en facilital’achat.

Session extraordinaire du Conseil Municipal du 12 Mars 1922

Le Président a soumis à l’Assemblée le croquis du monument aux morts à la mémoire des gens de la commune, "Morts pour la France".

Celui-ci à été réalisé par Mr SOUTALA sculpteur à Rochefort accompagné du devis.

« Vu la loi du ........ le Conseil décide de faire élever sur la place de la mairie un monument conformément au croquis et fixé la dépense totale à 7.500 francs, autorise le Maire à passé le marché ».
La somme sera fournie par : le budget de 1922; et le budget de 1923
Une souscription publique déjà réalisée de 1.555 francs
Une subvention départementale.

Session ordinaire du Conseil Municipal du 15 Juin 1922

« Monsieur SOUTALA, refuse de modifier ses plans, il est donc fait appel à Mr LAVOINE pour dresser plans et devis ».

« Le conseil décide de faire élever sur la place de la Mairie un monument commémoratif conformément au croquis présenté et dont le devis s’élève à 12.000 francs ». La somme sera fournie par les budgets de 1922 et 1923 ;

Une souscription publique déjà réalisée de 1.555 francs ; une subvention de l’état ; une subvention départementale.

Session ordinaire du Conseil Municipal de février 1923
Vote du budget :
Monument aux morts : 12.000 francs
Inauguration du monument aux morts : 800 francs

inauguration mm vig

Le monument est inauguré en 1923 par le Général BLANC, un enfant du pays

 

La Croix centrale du Cimetière

cimetiere vigAvant 1857, le cimetière n’est pas clos et les familles choisissent les emplacements d’une manière anarchique. Aussi le Conseil Municipal, décide la clôture du cimetière et la réglementation des implantations. Ce mur est construit en partie avec des fragments de pierres tombales, c’est la raison pour laquelle on ne trouve plus de très vieilles tombes.

A cette date, Monsieur Servit qui dirige la construction du Chemin de Fer, perd accidentellement sa fille qui est inhumée là. Il décide de faire ériger pour sa mémoire cette Croix centrale qui est bénie par Monseigneur l’Evêque le 14 décembre 1857.
Actuellement, pour conserver la mémoire des Oubliés, les pierres tombales désaffectées sont placées légèrement à l’écart en exposition.

 

Le Moulin de la Grollière

Le plus ancien des moulins du Breuil fut très probablement celui de la Grollière. Il dépendait de cette seigneurie et était situé non loin du logis noble, au lieu dit aujourd’hui la PETITE GROLLIERE. On le trouve mentionné pour la première fois dans un document du 17 mai 1539 ainsi conçu « ... le fief de la Grollière, assis en I’isle de Rochefort, consistant en four banal, moulin, garenne, complants, terrages et autres revenus... ». On le retrouve en 1792 où il figure dans un procès verbal (il était alors tenu par un certain Jean Gillemot, puis en 1809, sur le plan cadastral dressé à cette époque, il existe encore en 1868, mais n’apparaît plus sur la carte d’Etat Major dressée en 1889. Il a donc disparu dans les années 70 à 80. Des personnes âgées nous avaient affirmé entre les deux guerres qu’on en voyait encore la base au début du siècle, elle était aménagée en volière par le propriétaire, Mr Paponnet, ancien Officier de Marine. Aujourd’hui, non seulement il n’en subsiste aucune trace, mais personne n’a conservé le moindre souvenir d’un moulin à cet endroit, qui a même changé de nom.


Le Moulin de la Croisée

croisee vigSi, en quittant la Grollière, nous suivons la route d’Aigrefeuille, nous ne tarderons pas à rencontrer le moulin de la Croisée qui domine, tel un donjon médiéval, les quelques maisons basses formant le hameau placé, comme son nom l’indique, à un carrefour.
Contrairement à beaucoup d’autres, la tour est encore presque intacte, car bien qu’elle ait perdue ses ailes depuis près d’un demi siècle, on avait aménagé l’intérieur pour la conservation des grains, et pour cela ajouté un étage. Ayant ainsi continué à servir, elle avait bénéficié d’un minimum d’entretien. Sa hauteur primitive a même été conservée car on aperçoit quelques-unes des pierres appareillées formant le couronnement sous le pignon de l’affreux toit à double pente dont, comme la plupart de celles qui subsistent, elle a été coiffée.

La hauteur totale est de 9 m 80 pour un diamètre intérieur de 4 m 30 et extérieur de 6 m 10. Deux portes à linteau droit donnaient accès à l’intérieur, l’une d’elle étant aujourd’hui murée. Plusieurs petites ouvertures de formes et de dimensions différentes, placées dans un désordre qui est le signe de plusieurs modifications, distribuaient un éclairage plutôt réduit aux trois étages qui existaient autrefois et auxquels on accédait par un vieil escalier en bois épousant la courbe de la muraille et qui a été conservé.

La maçonnerie en moellons calcaires assez friable (pierre et chaux) est encore solide. On remarque des reprises et des irrégularités dans la partie supérieure, donnant à penser que l’on a fait un surhaussement ce que paraît confirmer la hauteur exceptionnelle de l’édifice, mais peut-être ne s’agit-il que d’une réparation.

Nous n’avons trouvé que très peu de documents d’archives sur le moulin de la Croisée, mais fort heureusement il renferme d’intéressants graffitis qui vont nous donner quelques indications sur son passé. On remarque tout d’abord la date de 1623, suivie d’un nom, Pierre Chauvet, profondément gravés dans la pierre, sur l’encadrement intérieur de la porte. Certes, si cette date était à l’extérieur, comme on pouvait le voir au moulin de la Belle- Judith à Rochefort, on pourrait en conclure que c’était celle de la construction du moulin, alors que dans notre cas il s’agit bien plutôt de la date où le meunier Pierre Chauvet prit possession du moulin. Cependant d’après ce que nous avons observé, il ne semble pas qu’il soit beaucoup plus ancien que le début du XVII ème siècle.

 

Le Moulin de la Perche

perche vigLe moulin de la Perche est placé sur une hauteur qui constitue le point le plus élevé de la commune. On découvre de là un immense panorama qui s’étend à la côte de l’Océan, à l’île d’Aix, aux coteaux de l’Aunis et à la plus grande partie des communes du Breuil et de Loire. La tour, diminuée de hauteur, paraît très ancienne. Elle serait depuis longtemps ruinée si l’on n’en avait soutenu la maçonnerie fortement lézardée par un tirant qui la traverse de part en part. On y remarque une porte cintrée et deux ou trois petites lucarnes. Ce moulin a la particularité assez rare d’être complètement isolé, la maison la plus proche étant à une centaine de mètres de là. Une vieille tradition assure même que, autrefois, le meunier résidait dans un groupe de masures situées près de la route, entre le moulin et le cimetière, et où nous avons trouvé un linteau de porte datant au moins du XV ème siècle, mais provenant d’une construction beaucoup plus importante.

Nous trouvons le moulin de la Perche cité pour la première fois dans nos archives à l’occasion d’une plainte portée devant la magistrature communale on 1790. Ce document un procès-verbal est intéressant car il nous restitue un peu l’ambiance qui régnait à cette époque révolutionnaire dans nos petites communes où le maire se trouvait investi de multiples fonctions, dont la police n’était certes pas la moins difficile.

Après ces évènements, le moulin de la Perche continue, sans histoire semble-t-il, de moudre d’innombrables pochées d’orge et de blé jusqu’aux premières années de ce siècle où il dut s’arrêter faute de meunier pour le servir, le dernier, un vieux célibataire, n’ayant pas trouvé de successeur. Il était alors tenu par la famille Suire.

 

Les fours à pains de Beauregard

fours a pain1 vignetteCes deux fours, datent du XV ème siècle ; ils sont installés dans des constructions très basses enfoncées dans le sol, comme l’étaient autrefois beaucoup de maisons appelées pour cette raison des « creux de maisons ». Ils étaient banaux, car le droit féodal de banalité était une servitude consistant dans l’usage obligatoire et public d’une installation appartenant au seigneur entraînant le paiement d’une redevance.

 

 

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